Reconstruire
les médias
communautaires

Reconstruire
les médias
communautaires

Le journalisme local au Canada est érodé par les intérêts des entreprises.

Les zones rurales, les villes de taille moyenne ainsi que les agglomérations du Canada deviennent des “déserts de l’information” à un rythme alarmant.

Depuis 2008, plus de 250 médias locaux ont fermé leurs portes, alors que d’autres ont été rachetés par des conglomérats soutenus par des fonds spéculatifs. Les revenus publicitaires de Google et de Facebook montent en flèche, tandis que les stations de télévision, les stations de radio et les journaux communautaires ferment leurs portes partout au Canada.

Résultat : la confiance envers les médias canadiens a atteint son plus bas niveau historique en 2021, et la diversité en a pris un coup.

Nous constatons que dans les communautés où les coupures sont le plus importantes, nous constatons l’augmentation du soutien au programme radical de « Parti populistes » (anti-immigrants, anti-vaccins, etc.) et une plus faible confiance envers les institutions.

Les déserts d’information attirent les malfaiteurs, laissant ainsi la toxicité sur les médias sociaux et les théories du complot habiter l’espace.

Les médias
communautaires
peuvent rétablir
la confiance

Les médias
communautaires
peuvent rétablir
la confiance

Les médias locaux démocratiques stimulent l'engagement citoyen, mais l'emprise réglementaire du CRTC y fait obstacle.

Couverture des questions LGBT au début des années 90. Diffusion des réunions du conseil municipal et du conseil de bande. Fournir aux élèves un lieu pour discuter de la vie pendant le COVID. Diffusion en langues indigènes. Promouvoir les entreprises locales en difficulté pendant une pandémie.

Partout au Canada, les stations de télévision communautaire répondent aux besoins de leurs communautés de manière innovante. Elles créent des emplois, promeuvent les solutions locales aux problèmes, développent l’éducation aux médias, encouragent le talent et offrent des formations professionnelles.

Dans les années 70 et 80, la télévision communautaire était prospère, avec plus de 300 stations à travers le pays. Dans les années 90, les câblodistributeurs (pourtant plus rentables que jamais) ont commencé à fermer des studios soutenus par des bénévoles et à regrouper leurs ressources dans les grandes villes, déjà desservies par les secteurs privé et public. Une porte s’est donc refermée au niveau de la participation significative des citoyens.

Aujourd’hui, malgré d’énormes profits, les câblodistributeurs redirigent la majorité du budget des « télévision communautaire » du Canada vers ses propres stations d’information privées en difficulté.

Les géants
du câble
peuvent
payer

Les géants
du câble
peuvent
payer

Le financement de la télévision communautaire est intégré dans notre système actuel, mais nous avons besoin d'une surveillance pour garantir que les entreprises remettent ce qu'elles retiennent.

Dans les premiers temps de la cablodistribution, les fournisseurs étaient tenus d’offrir au moins un canal pour le contenu communautaire, un studio pour créer ce contenu et 10 % de leurs revenus (plus tard réduits à 5 %, avant de ne plus être exigés du tout) pour soutenir la production télévisuelle communautaire. Ces studios ont servi d’espaces de formation à la production médiatique et ont permis à de nombreux professionnels des médias au Canada de faire leurs premiers pas dans cette industrie.

Dans les premières années, il y avait plus de 200 propriétaires de sociétés de câblodistribution canadiennes (ayant des liens étroits avec leurs communautés) et plus de 300 stations de télévision communautaires.

Les années 1990 ont vu l’agglomération des entreprises de câblodistribution. De ce fait, 200 entreprises se sont divisées pour devenir les 5 sociétés que nous connaissons aujourd’hui : Vidéotron, Shaw, Rogers, Eastlink et Cogeco. Les géants régionaux ont acheté des systèmes de câblodistribution et ont désengagé le réseau de producteurs à but non lucratif.

Ils se sont plutôt payés pour produire ce contenu.

Une occasion unique
de combler les lacunes.

Le Parlement a la possibilité de définir les médias communautaires dans la Loi sur la radiodiffusion et de rétablir le financement.

Tout se résume à l’absence de définition. Comme la législation n’est pas claire, c’est le CRTC et ses liens étroits avec l’industrie qui l’emportent.

Nous avons besoin que les députés donnent au CRTC un mandat fort et une définition claire : les médias communautaires sont locaux, démocratiques et sans but lucratif.

Reconquérons le paysage médiatique des déserts de l’information.

Signez
la pétition

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la pétition

#Sebattrepourlesmédiascommunautaires

Cher Ministre Rodriguez:

Donnez au CRTC un mandat clair en définissant les médias communautaires comme étant sans but lucratif, démocratiques et locaux.

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Agir

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Vous faites partie d’une organisation ? Soutenez l’appel à la reconnaissance des médias communautaires.

Voici notre boîte à outils pour organiser une délégation auprès de votre député local. (En anglais pour l’instant.)

Ce site web vous est proposé par une coalition regroupement de médias communautaires : CUTV | FedeTCA  | CACTUS Pour nous contacter: info@rebuildcommunitymedia.ca